Avis sur La Grande Table Marocaine : notre verdict
Le repas s'ouvre sur des sh'hiwates et se referme sur un thé versé de haut, coiffé de sa mousse : entre les deux, La Grande Table Marocaine revisite les recettes phares du pays avec une précision de joaillier. Pastillas, couscous déclinés en plusieurs versions, et l'on y a croisé des escargots de l'Atlas en bouillon en avril 2026 : la maison, membre des Grandes Tables du Monde, travaille des produits locaux de très haut niveau.
Le cadre est à la mesure du Royal Mansour : zellige, plâtre ciselé, tapis noués à la main, et un joueur d'oud pour accompagner la soirée. Le service en gants blancs reste discret, le sommelier guide dans une cave surtout internationale, et des menus végétariens existent. On la réserve pour célébrer, pour conclure une affaire ou pour des invités à qui l'on veut montrer le Maroc sous son meilleur jour. Ceux qui attendent les saveurs de la cuisine familiale risquent d'être déroutés : c'est une interprétation, et certaines épices y sont très appuyées.
Le bon créneau : le vendredi midi, seul déjeuner de la semaine, avec un menu consacré aux plats emblématiques. Le bon plan : dîner dehors, près de la fontaine du patio, quand la saison le permet. Le reste de la semaine, on ne dîne qu'entre 19 h et 22 h 30.



