Notre avis
Perché sur Anfa Cliff, ORA met la cuisine marocaine au centre, mais débarrassée de ses automatismes : le chef Faycal Bettioui, qui a décroché une étoile en Allemagne, la travaille comme un terrain de jeu — ancrée dans le terroir, ouverte sur le monde, attentive aux herbes fraîches et aux dressages au cordeau. On n'y vient pas pour un plat-vedette mais pour une cuisine d'auteur, précise et assumée.
Le cadre fait beaucoup : un décor signé Ali Lahlou, tout en courbes douces et tons sable, qui invite à baisser d'un ton dès l'entrée. C'est l'adresse d'un déjeuner qui compte — pour soigner un rendez-vous, recevoir, ou s'offrir une parenthèse posée plutôt qu'un repas pressé.
À savoir : pour l'instant, ORA ne fait que le petit-déjeuner et le déjeuner — pas de service du soir (un dîner étoilé serait dans les cartons) — et la maison ne sert pas d'alcool. Mieux vaut donc le caler en journée. Pour une cuisine marocaine qui ose, dans un lieu qui prend son temps, ça se savoure de jour.







