Avis sur Palais El Badii : notre verdict
Les cigognes ont pris les remparts, et au printemps leurs nids volent presque la vedette aux ruines. Le Palais El Badii, lancé en 1578 par le sultan saadien Ahmad al-Mansour, n'est plus qu'une carcasse, mais quelle carcasse : murs ocre à perte de vue, cours immenses, bassins, jardins en contrebas et quelques stucs ou plafonds de bois sculpté rescapés. Une salle vidéo permet de se figurer le palais du temps de sa splendeur, et c'est elle qui donne son sens à la visite.
On flâne à son rythme, des souterrains aux terrasses qui regardent la ville, avec des panneaux numérotés et un audioguide qui racontent aussi la naissance de Marrakech. La visite parle aux amateurs d'histoire, aux photographes et aux ados curieux ; comptez de moins d'une heure à deux heures selon qu'on lit tout ou non. Moins pour qui attend un palais restauré : le tremblement de terre de 2023 a condamné une partie du site, des barrières de chantier ponctuent le parcours et les bassins étaient vides à l'été 2026.
Le bon créneau : le printemps pour les cigognes, et l'ouverture à 9 h pour devancer la chaleur. Le piège : venir pour les jardins, qui ne se visitent pas et se regardent seulement depuis l'esplanade. Billet sur place, 100 DH par personne, relevé en mai 2026.



