Avis sur Otto : notre verdict
Le meilleur moment d'Otto dure une heure, celle où le soleil descend sur la médina. Depuis ce toit épuré à deux pas du palais de la Bahia, la ville se déroule tout autour, un minaret en ligne de mire. Dans l'assiette, l'Italie dialogue avec le Maroc : risotto noir aux saint-jacques, poulpe grillé ou thon en croûte de pistache, puis profiteroles à la pistache ou tiramisu. Au bar, des cocktails construits, et une carte sans alcool pour les autres.
L'accueil est la vraie force de la maison : serveurs attentionnés, petites bouchées parfois offertes pour ouvrir l'appétit, portions raisonnables et joliment dressées. Pour un apéro entre amis, un dîner à deux ou une halte élégante entre deux monuments, puisque la porte ouvre dès midi, l'endroit fonctionne. Le rapport au prix fait davantage débat : un plat bon sans être mémorable, une mousse au chocolat trop dense, un mocktail réduit à un mélange de jus et de sirops, servi en petite quantité pour un tarif qui pique. Pas pour qui compte chaque dirham.
Le bon créneau : monter avant le coucher du soleil, prendre un verre en haut, puis rester dîner ; le soir, la salle n'est éclairée qu'à la bougie et la vue disparaît. Le bon plan : l'été, la salle climatisée du premier étage pour échapper à la chaleur.



