Avis sur Restaurant Assyl : notre verdict
Le dîner chez Assyl se joue sur deux scènes. Dehors, les chevaux et les danseuses du Selman animent la soirée ; dans l'assiette, une cuisine marocaine fidèle aux classiques mais travaillée, envoyée par une brigade entièrement féminine. Sur la carte, la langouste en tajine relevée d'huile d'argan, une m'hancha garnie de gambas et de poireaux, la pastilla poulet-amandes, le couscous aux sept légumes, et en dessert une poire pochée au chocolat et au ras el hanout.
La salle joue le palais, bois peints, dorures et tableaux aux murs, avec vue sur le long bassin de 80 mètres du domaine. Musiciens et artistes se relaient sans couvrir les conversations, dans une atmosphère feutrée, et le service connaît chaque plat assez bien pour guider. C'est la table d'un anniversaire, de parents de passage ou d'un tête-à-tête qu'on veut marquer. Le dîner improvisé ou expédié n'a pas sa place ici : on vient pour la soirée entière, et elle se paie.
Le piège : prendre la route un mardi, un mercredi ou un dimanche, quand la salle est fermée ; Assyl ne sert que le lundi et du jeudi au samedi, de 19 h 30 à 23 h. Prévoyez un taxi, le Selman étant sorti de la ville, sur la route d'Amizmiz.



