Avis sur Noto Marrakech : notre verdict
Le dîner s'achève parfois sur la voix d'un ténor, et ce final dit bien l'ambition de Noto. Dans la Villa Yvette, le chef sarde Emilio Giagnoni cuisine une Italie de saison, en glissant des plats de Sardaigne parmi les grands classiques : carpaccio de bar, tagliatelles à la truffe fraîche et surtout des viandes d'une grande tendreté, à commencer par l'agneau. Au dessert, tiramisu, tarte au chocolat ou pavlova aux fruits exotiques.
La salle vit à la lumière des bougies, la terrasse s'équipe de brumisateurs l'été, et des chanteurs passent au fil du repas, si bien que la soirée passe du murmure à la fête sans devenir assourdissante. Service attentif, plats qui arrivent vite, cocktails sérieux et vins marocains défendus par un sommelier. On s'y attable à deux, en bande, voire avec des préados. Ce n'est pas l'endroit de ceux qui aiment étirer le dessert jusqu'au bout de la nuit : vers minuit, l'équipe presse pour libérer les tables.
Le plat à commander : l'agneau, en côtelettes au jus d'herbes, puis le tiramisu, aérien sans être sage. Le bon créneau : 19 h 30, l'heure d'ouverture, pour dîner sans hâte et rester jusqu'au passage du ténor. Le piège : réserver tard, car passé minuit on sent qu'il faut finir son verre.



